L’évolution du timbre fiscal (Stamp Duty) a largement affecté le marché immobilier l’année dernière , avec des acheteurs qui n’étaient pas vraiment prêts à débourser des milliers de livres dans les taxes sur les transactions visant les propriétés d’une valeur excédant 1 millions de livres.

Les prix demandés sur les maisons haute-gammes situées dans les quartiers les plus aisés de Londres ont été cassés avec une baisse jusqu’à 30%. Jusqu’à janvier 2017, le prix de l’immobilier avait connu une baisse de 13% à Chelsea et de 12% à Kensington. Si l’on regarde la croissance du prix de l’immobilier en janvier 2017 dans les quartiers les plus cotés en centre de Londres, on constate que l’ouest de Londres a été plus sévèrement touché par cette baisse de prix.

 

Cette année quoi peut-on s’attendre de voir sur le marché immobilier londonien ?

Anthony Codling, analyste à Jefferies Bank prévoit cette année une baisse de prix de 10% en moyenne en zone 1 et une stabilisation des prix en zone 2. ‘’A mon avis l’incertitude risque de perdurer jusqu’à que l’on sache ce qu’il adviendra de Londres une fois que l’Article 50 sera activé’ déclara-t-il. ‘’Si le secteur des services financiers se délocalise en Europe continentale, moins de 10% resteront optimistes. Si Londres conserve son importance et son statut de ville mondiale actuels, moins de 10% seront très pessimistes.

Simon Rubinsohn, économiste en chef chez Rics affirme que les changements fiscaux ont déjà impactés les prix en zone centrale, si bien qu’à court terme les prix pourraient diminuer davantage. ''Cependant, au cours de l’année prochaine les prix pourraient se stabiliser, d’autant plus que la plupart des prix ont déjà été corrigés'', ajouta-t-il. Certains signes laissent entrevoir une tendance à une stabilisation des prix. même si une augmentation reste peu probable.

Une enquête effectuée par Knight Frank a révélé que le prix des propriétés en zone centrale à chuté de 7% l’année dernière. L’agence immobilière a aussi prévu une baisse de prix de 1,5% pour les logements de haute gamme dans la périphérie de Londres. Toutefois, l’agence s’attend à des prix plutôt stables dans l’ouest de Londres en 2017.

Thomas van Straubenzee, directeur de l’agence immobilière VanHan en centre de Londres, déclare que les prix dans les quartiers les plus cotés du centre dépendront de l'évolution du cours de la livre sterling. ‘’Même si les attentes sont bien modestes après un marché fort en 2014, 2015 et en début 2016, le marché reste tout de même actif dans les quartiers les plus aisés au centre de Londres.''

Néanmoins  cette année on s’attend à une croissance des prix dans les zones périphériques de Londres. Codling, prévoit que la croissance des prix en zone 3 jusqu’en zone 6 pourrait s’étendre de 3 à 5%.